Récit d'accouchement - Poulpinou

Il y a des bébés qui viennent au monde par des accouchements de rêve, d'autres qui décident que ça sera plus compliqué...
C'est sans aucuns doutes l'arrivée proche de Crevette qui fait cela, mais je ressens aujourd'hui le besoin de vous parler de la naissance de Poulpinou.
 
Grossesse idyllique, sans gros soucis sauf du repos parce que tu étais trop bas mais rien de foufous.
Tu devais naître le samedi 3 décembre et samedi oblige, nous avons eu le rendez-vous de contrôle de terme le vendredi 2 décembre matin.

Rien ne présageait ton arrivée et tu ne semblais pas décidé à pointer le bout de ton nez : pas de contractions, rien...
D'ailleurs je découvre ce que c'est avec Crevette car pour toi je n'ai contracté que dans les reins...
Au réveil, je dis a Papa Chéri que j'ai un sale pré-sentiment et que c'est mieux de prendre les valises de maternité.

On arrive à la maternité pour le rendez-vous de contrôle, ça commence par un examen classique : col fermé et quasi pas modifié : mi long et ferme puis prise de sang et monitoring.
Monitoring qui dure 1h avec de temps en temps une sage femme qui vient remettre les électrodes puis on me demande d'appuyer sur un capteur dès que je te sens bouger... Problème : je te sens moins voir pas bouger...
Tu dors sans doutes mais tu es plutôt un bébé agité d'habitude ! Je ne le sens pas...

1h passe à nouveau sous monitoring, on ne sait rien de plus à part de temps en temps une sage femme qui vient voir. Papa Chéri demande si il peut aller travailler puis y va en me laissant juste le sac pour la salle d'accouchement au cas où mais on se dit que je rentrerai sûrement à la maison d'ici 1 ou 2 h.

Je suis donc seule avec ce monitoring qui fait parfois des bruits bizarres mais je n'y connaît rien alors c'est sans doutes normal !

On vient me voir pour m'emmener faire une écho de contrôle et là c'est un peu le drame...
Je n'ai plus beaucoup de liquide amniotique, du méconium. On m'explique que l'accouchement va être déclenché et qu'il faut faire maturer mon col pour que le monde s'ouvre à toi et surtout que ça risque d'être long voir très long.

Passer de grossesse idyllique à grossesse à risques avec déclenchement immédiat car nécessaire à ton bien être et commencer a parler de césarienne si rien ne se passe : check !

J'appelle Papa Chéri pour le prévenir que je restais, qu'on accélérait ta venue mais que les sage-femmes ont dit que ça prendrait du temps donc pas de panique : il peut rester au travail pour le moment.

Je suis donc hospitalisée au service grossesses à risques : ta venue déclenchée et sous monitoring encore et pour tout le reste de l'après-midi, la soirée et je ne sais pas encore mais une bonne partie de la nuit.

Je n'en peux plus d'être allongée et d'avoir pour seuls moments de répits au mode "allongée sous monitoring" mes envies de faire pipi...

Papa Chéri revient vers 18h et rien de nouveau !

Avec le déclenchement en cours, qui ne fonctionne pas pour le moment et le monitoring en continue car ton rythme cardiaque n'est pas régulier :  il faut une surveillance plus poussée, on part en salle de travail.
Il doit être 20h, je me sens crevée, stressée, vraiment à bout d’être allongée et branchée en continu et j'ai enfin compris les bips bizarres (ton coeur qui fait des siennes) et pourtant je n'arrive pas à dormir.
Les sages femmes nous disent que la nuit va être longue, elles le sentent...

Le gynéco de garde vient nous voir et nous dit que pour le moment et malgré monitoring parfois chancelant, on ne fait pas encore de césarienne, tu es notre premier bébé, on nous laisse la chance d'avoir un accouchement "classique".
 
Et puis vers 2h30 du matin, lorsque Papa Chéri s'est enfin décidé à m'abandonner quelques minutes pour aller chercher de quoi manger, tout s'emballe.

L'équipe de garde arrive et sans trop d'explications sur le moment, on me dit qu'il faut aller bloc maintenant !

Je téléphone à Papa Chéri pour qu'il remonte vite, on se retrouve dans le couloir, dernier instant à 2, rien de romantique, il ne pourra pas assister à ta naissance...

Bye bye accouchement classique... 

Puis la césarienne en rachis anesthésie et enfin je t'entends derrière le champs opératoire, je suis rassurée, je te vois enfin, je suis maman !

On me dit que tu vas bien, que Papa Chéri assiste aux premiers soins.

Il doit être 4 ou 5 h du matin quand on nous mets dans notre chambre après une longue séance de peau à peau en alternance avec Papa Chéri et moi.
Tu as passé un peu de temps en couveuse car tu avais du mal à te réchauffer mais tu n'en auras pas besoin plus longtemps. 

Nous sommes crevés mais heureux !

Le lendemain, nous avons pu avoir plus d'explications : tu as eu une grosse détresse cardiaque qui a fait qu'ils n'ont pas eu d'autre choix que de venir te chercher.
De plus, en faisant la césarienne ils ont découvert que tu avais le cordon autour du cou et de ton bras ce qui bloquait ta descente.

Sans ce rendez-vous de contrôle, je n'aurai jamais imaginé que tu allais si mal au creux de moi...

Culpabilité et la peur de perdre s'en sont suivies mais cela c'est une autre histoire...

On ne pourra pas dire que tu as une naissance facile et encore moins zen mais l'essentiel est que tu ailles bien, petit Poulpinou warrior !

1 commentaire :

  1. Bonjour

    Je m’appelle Léa je travaille pour l’émission de France 2 toute une Histoire
    je prépare une émission sur les accouchements « insolites », non prévus, rocambolesques…

    Je suis donc à la recherche de témoignages pour mon émission enregistrée début avril, tous frais de déplacement pris en charge par notre production
    Votre accouchement a été une véritable aventure ? Si non, pensez vous pouvoir m’aider dans ma recherche ? Votre aide me serait précieuse !

    Merci énormément

    Léa C.
    Toute une Histoire – Reservoir Prod
    01 53 84 33 36

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